FORUM EXPLOITATIONS PAYSANNES Dakar 2012

Les exploitations familiales agricoles sont les principales pourvoyeuses de nourriture et de richesses en Afrique de l’Ouest

Propos et interventions au Forum J2

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Quelques propos glanés ici et là dans les débats des divers panels du Forum.

“Dans le secteur du riz, les exploitations familiales ont positivement exprimé leur savoir-faire.”

“Nous, les exploitants familiaux, ne pouvons pas accepter les innovations parce que ce sont des innovations. Si les innovations n’apportent pas d’avantages aux producteurs, la production va chuter. Ce n’est qu’à condition qu’elles améliorent les revenus des paysans et qu’elles protègent l’environnement que nous pouvons les mettre en oeuvre… et le coton BT ne répond pas à ces conditions.”

“En s’appropriant la technologie, les paysans burkinabè ont été au coeur de l’accroissement de la production de maïs au Burkina Faso.”

“Les capacités financières et matérielles de la recherche nationale pour accompagner efficacement les paysans à créer de nouvelles variétés sont insuffisantes.”

“Afin d’éviter des détournements dans les objectifs de l’innovation, il faut associer les organisations paysannes dans l’ensemble du processus.”

“Les moratoires sur les autorisations d’introduction des organismes génétiquement modifiés, OGM, sont en train d’être contournés par des acteurs internationaux à travers les modifications de lois régionales.”

“Une innovation n’est pas neutre. Les organisations paysannes doivent se positionner en tant que demandeurs et acteurs de la mise en oeuvre des innovations. Dans ce contexte, comment les organisations paysannes peuvent-elles se coordonner avec les acteurs de l’innovation?”

“Le PSAOP au Sénégal a bouleversé la façon de travailler de la recherche. Elle a été conduite à travailler étroitement avec les organisations paysannes.”

“On doit ancrer l’innovation dans l’ensemble de la politique d’appui aux producteurs. C’est la condition d’une bonne implantation de l’innovation chez les producteurs.”

“Il faut que la recherche soit participative et répondent aux demandes des producteurs. Trop souvent la recherche travaille sur des mandats venus de l’extérieur !”

“Qui investit dans l’agriculture en Afrique si ce n’est les exploitants familiaux?”

 

Et encore quelques témoignages …

“Aucune filière agricole, au niveau du Sénégal, n’a connu, autant que celle du riz, des avancées aussi significatives dans le domaine de l’amélioration de sa compétitivité (vis-à-vis de riz importés). Cette avancée provient essentiellement  de l’adoption  par les exploitations familiales et leurs organisations, d’innovations porteuses résolument orientées vers l’intensification de la production rizicole.” Mamadou Thiam SAED

“Les exploitations familiales jouent un rôle essentiel dans l’alimentation des populations et même pour l’exportation. Cependant elles sont souvent pénalisées par l’accès limité à certains facteurs de production (intrants et équipement) et par l’ignorance des méthodes de conservation et de transformation mis au point par la recherche.” Amadou Kan ITA (Institut de Technologie Alimentaire)

“La question de l’exploitation familiale est d’une pertinence certaine pour le FIDA qui travaille pour la réduction de la faim et de la pauvreté en milieu rural. 90% de la production vivrière est œuvré par les EF mais il faut passer à des EF rentables connectées au marché et incluses dans les différentes chaines de valeurs. Pour cela, il faut financer les intrants, la transformation et l’accès au marché.” Loko simpassi chargé de portefeuille FIDA  pour le Sénégal

“Les producteurs n’acceptent plus tout, nous avons refusé le coton BT car c’est une innovation importée qui arrange plus les investisseurs que les producteurs.” Plate-forme Bénin

“La semence en Afrique est économique, culturelle et sociale.” Représentant CNFP Burkina

Les décideurs politiques et leurs techniciens sont les principaux comptables de la situation de faible productivité et de dégradation,  ils doivent demander pardon aux producteurs. Mar Ngom FONGS

“L’investissement est indispensable pour la productivité mais on investit de plus en plus pour les privés (terres aménagées qui reviennent en majorité aux privés) ; aussi une grande partie va dans le fonctionnement et non dans les exploitations familiales.” Ousseini Ouedraogo, ROPPA

“Il est indispensable d’avoir l’agrobusiness pour s’atteler une fois à la souveraineté alimentaire.” Massamba Ndiaye Directeur des exploitations de l’ARM

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